Cyrtophora citricola – Décembre 2014

Cyrtophora citricola (41) Cyrtophora citricola (28) Cyrtophora citricola (93)

J’avais signalé la présence de cette araignée au printemps 2013. Les données de sa répartition en France continentale n’étant que très fragmentaires (1 donnée à Marseille, 1 à Menton),  j’ai essayé pendant quelques temps de surveiller l’étendue de sa présence sur le littoral Varois. Il se trouve qu’elle est vraiment partout et même dans l’intérieur des terres. Elle semble en plus se maintenir après un premier hiver. Étant présente en Corse et en Italie, elle serait peut être arrivée en pratiquant le ballooning avec des conditions météo favorables..  Si vous la voyez merci de me contacter en précisant l’endroit et depuis quand vous l’observez. Il existe un forme claire et une forme plus sombre (voir photos) Vincent Blondel.

Loup y-es-tu ?

France nature Environnement nous fait part de ce communiqué de presse accablant !

Communiqué de presse

Samedi 15 novembre 2014

Tir illégal de loup dans le Var : L’Etat récolte ce qu’il a semé

L’expérimentation a fait long feu : avec trois loups abattus hier à Canjuers dans le Var par des chasseurs, le « quota » de dérogation pour destruction d’espèce protégée attribué par le Préfet a déjà été dépassé.
Nos associations avaient pourtant dénoncé l’arrêté interministériel du 5 août dernier donnant la possibilité à des chasseurs de tuer des loups au cours de battues de chasse ou lors de chasse à l’affût dans le cadre d’autorisation de prélèvements, sans aucun encadrement par un agent assermenté.
Non seulement la Ministre ne nous avait pas répondu mais elle avait étendu cet arrêté prétendument expérimental à tous les départements de présence du loup, changeant les règles en pleine consultation publique.
Anticipant ces dérapages bien prévisibles, FNE et la LPO ont fait début septembre un recours en Conseil d’État contre cet arrêté et les dispositions injustifiables qu’il contient au regard du statut de protection de l’espèce. Preuve est malheureusement faite aujourd’hui que ces dispositions ne garantissent pas le respect du cadre dérogatoire, et qu’un nombre indéterminé de loups peuvent être détruits dans une zone sans intervention adéquate d’agents assermentés.
La défense des troupeaux est légitime. A ce titre et en toute responsabilité, nos associations ne se sont pas opposées par principe à toute régulation. La destruction à titre préventif de l’ensemble des loups d’un territoire, voire d’un département, est inacceptable et illégale s’agissant, rappelons-le, d’une espèce protégée. Nos associations en appellent à la responsabilité de la Ministre de l’Écologie pour abroger cet arrêté dangereux et inadéquat. Et à construire enfin une politique responsable conciliant le pastoralisme et la présence des grands prédateurs.

Disparition d’espèces

Relayé par le site Tela Botanica cet article du Nouvel OBS Science nous indique que l’anthropocène a réellement commencé !

L’humanité est-elle en train de provoquer elle-même une extinction massive, à l’instar de celle qui a fait disparaître les dinosaures ? Et pourra-t-elle réparer les dégâts ?

 

Elle s’appelait Martha, du nom de la femme de George Washington, et elle avait 29 ans. Voici cent ans, le 1er septembre 1914, elle s’éteignait au zoo de Cincinnati, aux Etats-Unis. Elle était la dernière des pigeons migrateurs, ou tourtes voyageuses. Cette espèce, propre au continent nord-américain, comptait plus de trois milliards d’individus au début du XIXème. Un siècle plus tard, elle était éteinte.

Un exemple, peut-être un peu plus visible que d’autres, de l’influence de l’Homme dans la réduction de la biodiversité. Une influence que vient de chiffrer une équipe de scientifiques emmenée par Jurriaan de Vos, de l’université de Brown (USA), qui publie une étude dans le journal « Conservation Biology » selon laquelle le taux d’extinctions serait aujourd’hui 1.000 fois plus important que pendant les 60 millions d’années avant que l’humanité n’apparaisse.

S’il est aujourd’hui possible de comptabiliser les extinctions d’espèces, pour mesurer l’impact global de l’Homme, il est nécessaire d’avoir un point de comparaison. C’est à cela que se sont attaqués les chercheurs, qui ont étudié à la fois les fossiles et l’évolution des arbres généalogiques des espèces (la phylogénie) de nombreuses plantes et espèces animales. Ces études basées sur l’ADN permettent de connaître les détails de l’évolution des espèces, la manière dont elles se sont diversifiées avec le temps. L’Homme responsable d’une extinction massive ?

Les scientifiques ont déterminé l’ordre de grandeur d’un « taux normal d’extinction » pour la période d’avant l’Homme : il serait de 0,1 extinction par millions d’espèces et par an. C’est dix fois moins que les chiffres précédemment considérés, durant les années 90, qui évaluaient ces taux passés à une extinction par millions d’espèces et par an. Par comparaison, aujourd’hui, les auteurs de l’étude citent le chiffre de 100 extinctions par millions d’espèces et par an, soit… mille fois plus qu’avant l’Homme.

Ce n’est pas la première fois que le chiffre de mille fois le taux normal d’extinction est cité. Fin mai, un article paru dans la revue « Science » sur l’extinction des espèces (dont l’auteur principal est l’un des cosignataires de l’étude menée par de Vos) l’évoquait déjà, tout en mettant l’accent sur les dangers que court la biodiversité actuelle, et le rôle de l’Homme dans la baisse de celle-ci. Y étaient notamment montrées du doigt la croissance de la population humaine et de sa consommation de ressources par tête.

-  Lire la suite de l’article « Les espèces disparaissent 1.000 fois plus depuis que l’Homme existe » par Jean-Paul Fritz du 03-09-2014 sur tempsreel.nouvelobs.com

2014 l’année des flores !

Ca y est ! Elle est là !!! Editée en Mars 2014, la Flore de la France méditerranéenne continentale est arrivée. Fini (ou presque) les flores de Bonnier, de Fournier, de Coste, désuètes. Cette flore a l’avantage de comporter des petits dessins qui facilitent les déterminations. Autre avantage ! Ses auteurs : Jean-Mars Tison, Philippe Jauzein et Henri Michaud tous 3 éminents botanistes. Assez lourde à emmener dans le sac une version numérique est prévue… affaire à suivre

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En septembre 2014 paraissait Flora Gallica (La flore de France !), ouvrage indispensable, peut être moins agréable en termes de présentation que la précédente, elle regroupe cependant l’essentiel de la flore française  : 6000 taxons.